La sueur des cargos - recueil de poésie - 115 pages - parution juin 2015
Avis de lecteurs
Chronique littéraire : "La Sueur des Cargos" de Christian Gastou -
par REVES De PLUME - 03/07/2024
Un grand merci à Christian Gastou pour m'avoir confié son sublime recueil de poèmes, La Sueur des Cargos.
Ce livre est une véritable mosaïque d’instantanés de vie, où passé et présent s’entrelacent en rimes émouvantes.
Chaque poème est un cri de l’âme, une plongée profonde dans nos souvenirs, nos espoirs et nos peines.
La couverture, avec ce visage féminin, symbolise parfaitement la vie et la liberté. La fluidité des rimes et la richesse des idées rendent cette lecture immersive et touchante.
J'ai été particulièrement touchée par les textes suivants :
L’Eau de Souvenirs : Captivant les réminiscences d'un passé précieux.
Le Labyrinthe : Exploration des méandres de l'âme humaine.
Tendre Présage : Poème prophétique et doux.
La Voix du Temps : Réflexion sur le passage du temps.
Mon coup de cœur absolu ? L’Exil de Merlin , une légende réinventée avec une profondeur rare.
Et dans le chapitre final, dédié aux Chants des Croisades, j'ai été transportée par « Le Pré des Condamnés – Montségur 1244 » et « Aux Derniers des Bons Hommes quelque part en Pays d’Oc vers 1300».
Ce recueil est un incontournable pour tous les amateurs de poésie moderne. Christian Gastou nous offre des voyages intérieurs envoûtants, invitant chaque lecteur à renaître au fil des pages, tel un phénix.
Rejoignez-moi dans cette découverte et laissez-vous emporter par la danse des mots de ce talentueux poète.
Une chronique de "la sueur des cargos", publiée sur Babélio
Maju_lapetite... 28 juin 2024
J'adore lire de la poésie, mais en faire la chronique est toujours une tâche difficile. À chaque fois, j'ai l'impression de devoir écrire quelques mots concrets sur de l'air, du virevoltant, du vaporeux. Cependant, il faut bien que je vous parle de ce recueil de poésie que j'ai aimé et qui m'a très souvent émue.
L'auteur écrit sur la liberté, le temps qui passe, sur la vie qui peut être douceur, mais également douleur. Il écrit sur les départs, sur les voyages qu'il raconte si bien que la vérité ne compte même plus. Et sur l'amour, de manière émouvante et percutante. le coeur en est bouleversé, les mots font parfois écho.
Je retrouve dans ces mots une poésie d'aujourd'hui avec des accents d'autrefois. J'ai parfois eu la sensation de lire des auteurs plus classiques tout en étant emportée par des émotions bien réelles et ancrées dans le présent, me ramenant à des souvenirs, des désirs.
Une vingtaine de pages avant la fin, vous découvrirez des poèmes d'une autre sorte, mais tous aussi marquants. Ils prennent leur source dans des évènements qui se sont déroulés au XIIIE siècle en France. Et j'ai pris goût à ces histoires de croisade, de batailles qui donnent de la vie à ces poèmes.
Une seule écriture, mais surtout, mille voyages en pensées, tout autant d'émotions. Deux ambiances poétiques reliées par l'amour des mots. C'est avec plaisir que j'ai découvert la poésie de Christian Gastou. Comme il est bon d'être touchée autant par les mots, quand l'harmonie se crée et que le tout devient musicalité.
17/08/2023 courrier
Cher ami,
Je ne vous ai pas encore remercié pour l'envoi que vous avez bien voulu me faire de votre ouvrage : La sueur des cargos.
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Votre poésie est de celles qui me plaisent à la fois pour la forme et pour le fond : votre écriture respectueuse de nos règles que d'aucuns prétendent démodées me convient parfaitement. Elle prouve bien qu'aujourd'hui on peut encore sur des des rythmes "anciens" composer des chants nouveaux. Quant à votre inspiration elle reste toujours d'une belle hauteur, quelque soit le sujet. J'ai particulièrement aimé les poèmes sur la tragédie des Cathares.
.../...
Vital Heurtebize
Lauréat de l'Académie Française
Chevalier des Arts et des Lettres
Commandeur des Palmes académiques
15/07/2015 (site Edilivre)
Un très beau voyage ! Merci
27/03/2023
Merci, Cher Christian Gastou, pour ce recueil.
Vous nous demandez un avis. Pour ma part, c’est l’étonnement qui prévaut lorsque je récapitule ma lecture.
Vos poèmes me sont apparus très différents les uns des autres.
D’une rime très classique, par la versification, le choix des mots et des formules, à une prose libre et alerte, « manufacturant les réalités », comme dirait Fernando Pessoa, on est, je suis surpris par la variété des styles et des inspirations.
La diversité, la variété sont un dénominateur commun. Il en est un autre, me semble-t-il. C’est que vos rêves, pour poursuivre dans les pas de Pessoa, vous ramènent tous « aux clairières de l’angoisse ». Je cite : « Cet abyme là, c’est un grand puits sans fond, Aussi noir que l’oubli, ses rêves s’y défont » ; ou : « Chercheur de faux espoirs emmuré dans ses doutes. J’ai tant besoin de toi, Dieu qui n’existe pas … » ; ou encore : « Je ne sais rien de plus du silence des âmes (…) Quand s’échappent les jours des liens qui les laçaient… » Etc., etc.
Lecteur ardent de Christian Bobin, j’aime particulièrement votre poésie lorsqu’elle ne cherche pas à reproduire l’antique mais dit simplement votre vision, vos sentiments, les états d’âme qui vous traversent et vous animent.
Merci pour ce moment, selon la formule en cour.
Bien cordialement,
Tom Tamerville
Extrait
« Car j’ai de grands départs inassouvis en moi »
Jean de La Ville de Mimont
La sueur des cargos
Certains vivent sans cesse à s’en briser les rêves ;
Pour d’autres c’est trop tard, ils ne sauront jamais
L’ivresse des départs.
Ils ne ressentiront jamais sur leurs peaux sèches
L’eau fraiche des embruns, la sueur des cargos,
La moiteur des grands ports.
Comment peut-on survivre aux soleils qui se couchent,
Sans aller voir jamais, vers l’occident lointain,
La raison de leur fuite ?
La sueur des cargos
Préambule
« La poésie ne se vend pas, elle ne s’est jamais vendue, elle ne se vendra jamais. Elle ne se lit pas. Elle n’est lue que par quelques maniaques ou par des universitaires qui la plupart du temps la lisent mal… »
Léo Ferré.
Alors il n’y a aucune illusion à se faire, ces lignes comme celles qui suivent resteront confidentielles ou tout au plus seront lues par seulement quelques amis ou par quelques uns des maniaques dont parlait Ferré.
Ces poèmes avec les idées et les images, les pans de ciel bleus et ceux plus sombres des nuits d’orage, ces quelques morceaux de moi (morceaux d’âme à défaut d’une meilleure appellation) qu’ils essaient de transporter, demeureront de simples dépôts d’encre noire sur du papier blanc ; un peu comme ces particules quantiques qui n’auraient de réalité tangible que si elles sont observées… J’aime bien cette idée qui fait que les mots alignés dans un livre demeurent des ondes incertaines tant que le livre est fermé et ne prennent sens et consistance que lorsqu’un œil intéressé et attentif se porte sur eux. Dans cette optique, mes textes demeureront souvent, je le crains, dans cet état d’incertitude quantique ; je n’écris pas des poèmes mais des ondes poétiques !
Lire de la Poésie c’est « intello » ou pédant, mais en écrire c’est presque perçue comme ridicule par la majorité des gens ; avec en corolaire une gène qui va de l’indifférence au mépris…
Alors si la poésie ne se vend pas, ne se lit pas et n’est pas source de reconnaissance, pourquoi écrire ?
Je connais quelques personnes qui écrivent avec délectation, qui alignent des vers avec une facilité déconcertante (ou du moins qui me semble l’être) et qui se font un plaisir de tourner leurs mots, leurs phrases, leurs rîmes pour en faire sortir un sonnet français, marotique, élisabéthain ou que sais-je encore, en respectant à la lettre les règles prosodiques édictées par les Malherbe du XVII° siècle. J’admire sincèrement leur maîtrise et leur capacité comme le disait Boileau, à «réduire la Muse aux règles du devoir» ; j’apprécie la beauté de leurs vers et la perfection prosodique de leurs créations. Pourtant je ne peux pas écrire comme cela ! Non pas que j’en sois formellement incapable puisque j’en connais les règles et que tout après n’est question que de technique et de travail…
Mais écrire n’est pas pour moi un plaisir en soi, mais au contraire une forme de souffrance nécessaire, une sorte de démarche cathartique ; et si plaisir il y a c’est celui de la douleur salvatrice et au final agréable que l’on ressent en massant un muscle contracté et douloureux…
Je refuse donc toute obligation contraignante sur la forme (parlons, si on veut, de poésie libre) et si un certain nombre de mes textes s’orientent vers des formes d’inspiration néo-classiques, ce n’est qu’un des effets paradoxal de cette liberté !
Si ces traces d’encre ont quitté leur état ondulatoire pour devenir l’espace d’un instant des particules, des mots, des phrases, c’est qu’un lecteur les parcourt ! A celui-ci je souhaite d’agréables moments…
Christian Gastou
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